PRINCE D'UNE VIE (SUITE)!

Publié le 23 Juin 2016

PRINCE D'UNE VIE (SUITE)!

Passé ce temps mes nuits allaient devenir de plus en plus enchanteresses, j’avais auparavant bien eu des histoires étranges durant mon sommeil, même si je me posais quelques petites questions, j’effaçais bien vite les sensations sur le dos du simple rêve.

Mais maintenant, tout changeait, était-ce par mes petites intrigues découvertes, ou par une attention plus délicate de ma part, toujours est-il que les agitations de la nuit portaient dorénavant une meilleure vigilance !

Des voix s’interposaient à mes songes, mais elles restaient encore que très peu audibles, elles venaient partager mes pensées dans la somnolence et je ne pouvais pas encore décrypter ce qui était de moi ou non.

Ceci s’amplifia au fil du temps, mais je n’avais aucune référence dans le domaine, ni aucunes relations dans le milieu pour pouvoir améliorer ces instants différents.

Le temps passait, mes nuits se secouaient et toujours pas d’éclaircissement en vue.

Quant au gré de mes amis, j’allais faire une rencontre passionnante, une amie me présenta son copain, celui-ci était aveugle, un homme d’une trentaine d’années passées, il n’était pas non voyant de sa naissance, mais avait perdu ses yeux à deux périodes de son existence.

L’œil droit avait pris fin dans une bagarre de comptoir et le gauche s’était éteint, quelques années plus tard, dans un accident de voiture, comme quoi, la vie pour certain devient vraiment une destinée !

Mais hormis ce signe particulier, le bonhomme vient vite à me parler de spiritualité, pas de religion ou de culte bien connus, mais d’une vie après la mort.

Je le laissais conférer ses opinions et écoutais attentivement ces nouvelles choses qui débitaient de ses pensées, je n’avais que peu d’arguments pour entrer véridiquement dans ce dialogue qui je l’avoue restait intéressant, moins surement sur la forme que sur le fond.

Quelques récits qu’il me transférait, résonnaient légèrement en relation avec mes petites histoires vécues, je me tenais pour l’instant de bien déballer celles-ci d’ailleurs.

Puis nos rencontres se faisaient plus régulières, j’aimais bien le personnage avec sa philosophie et sa vision des êtres sur terre.

Quand un jour, il m’invita à un anniversaire d’un de ses amis, et par la même, me sollicitait de venir car je rencontrerais un individu particulier, j’acceptais sans grandes hésitations.

Nous étions une quinzaine autour d’une table de restaurant, le menu était simple puisque l’endroit était une pizzéria.

Après m’avoir présenté brièvement aux convives, il m’invita à m’assoir juste à côté de la fameuse personne si particulière.

C’était une grand-mère d’une soixantaine d’années, les cheveux grisonnants, l’œil très vif et d’une pêche d’enfer, elle avait le mot facile, souple et le ton de sa voix résonnait tel un récit !

Elle venait à me parler de cette fameuse spiritualité, où les pensées sont si différentes.

« Nous vivons après notre mort, et de plus nous revenons mêmes sur terre avec des identités différentes », me dit-elle.

J’étais entré dans le dialogue avec sans cesse mes questionnements, essayant d’aller dans la controverse au titre de me faire une opinion concrète sur ses dires.

Le temps de la soirée passait bien vite, que même je n’avais prêté aucune attention aux autres personnages.

Passé ce bon moment, la dame m’ayant trouvé captivant dans mes échanges, me demanda si nous pourrions nous revoir à l’occasion, je répondis dans l’affirmatif ni voyant aucune sortes de restrictions.

Une fois de plus, cette rencontre allait être capitale pour mes jours prochains.

Quand tout s’accélère, milles décors viennent se coller les uns aux autres, dans ma narration je ne mets que ce qui me semble essentiel et laisse les passages vivants aux oubliettes de mes souvenirs, le choix m’appartient et je le construis de la façon qui se révèle la meilleure.

Je me retrouvais donc, encore une fois, avec la vieille dame grisonnante, je me rendis chez elle, et fut accueilli avec un thé et quelques petits gâteaux secs.

Après ceci, elle m’invita à faire le tour de son habitation.

Une maison charmante dans le Béarn à la limite du Pays Basques, un beau jardin fleuri et des légumes en veux-tu en voilà, une amoureuse de la campagne et de la nature.

En finition de la visite, elle me montra une pièce aménagée dans son garage, en sous-sol, les murs y étaient d’un blanc crème, quelques chaises trainaient ici et là, et un lit de camps composé d’un matelas et d’une épaisse couverture polaire y étaient exposés.

Elle m’expliqua qu’ici, c’était sa salle de soin, elle accueillait des personnes, gratuitement, qui venaient la voir pour des soins particuliers.

Elle n’était pas guérisseuse, elle essayait simplement d’apaiser les âmes en peines et leur faisait faire des régressions (fonction que nous développerons plus tard).

Etant dans cette pièce, elle me pria de m’asseoir, puis naturellement,dans la discussion elle commença à me raconter un bout de sa vie, surtout sur cette prise de conscience avec le milieu invisible.

Voici la discussion qui s’est échangée.

Il y a quelques années, elle perdu son mari, suite à une maladie et elle resta près de lui l’accompagnant dans ses derniers instants de vie.

Plusieurs mois après sa disparition, certains faits allaient venir l’intriguer, arrivé le soir, chez elle, les lumières se sont mises à clignoter et ceci à intervalles de plus en plus rapprochés.

Elle observait ces incidents sans vraiment y comprendre grand-chose, elle essaya pourtant bien, farfouillant le tableau électrique, changeant les fusibles du compteur ainsi que les ampoules, mais rien n’y changeait.

Bien au contraire, tout s’amplifiait, et bien plus, au lieu de clignoter, les lanternes se sont mise à griller, cela devenait inquiétant sans pour autant en trouver une explication rationnelle.

Que faire alors, la maison était-elle hantée !!!

Laissant les actes ainsi, il fallait bien qu’un jour ou l’autre se dévoile la relation entre ses effets.

Puis un matin de bonne heure, faisant sa toilette, elle sentie une présence derrière elle, une présence invisible, comme si quelqu’un vous épiez à votre insu.

Un instant plus tard, elle se mit à sentir une drôle d’odeur dans sa salle de bain, une odeur de tabac, ce tabac de pipe aux arômes si particuliers, et dont son défunt mari fumait à souhait à longueur de journée.

La compréhension venait de faire tilt, c’était son mari qui se manifestait à elle.

Ces lumières clignotantes, ces ampoules qui grillent, ça y était, c’était le signe de son époux qui avait le désir de lui parler une dernière fois.

Après ceci, plus aucunes effervescences de phénomènes étranges dans la maison, elle avait retrouvé son calme d’avant, et la mamie en avait récoltée une importance capitale de son expérience de vie.

Au fil du temps les choses se sont biens construites, elle avait trouvé le dialogue avec sa moitié, et il lui a expliqua que là-haut, après le dernier voyage sur cette terre, il faisait bon vivre différemment !

Après cet échange curieux, nous sommes venus à papoter de tout et de rien, sur la vie, les pensées, les actes de l’humain dans sa globalité.

Avant que je quitte les lieux, elle m’expliqua brièvement ce qu’était les régressions, dans son sens le plus large, et m’invita au cas échéant, que si l’exercice me plaisait, elle pouvait m’accompagner dans cette manœuvre.

La question restera pensive dans mon esprit très longtemps, jusqu’au jour où j’allais décider de faire le pas vers cette aventure.

Rédigé par lavatar

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