PRINCE D'UNE VIE (SUITE)!

Publié le 23 Juin 2016

PRINCE D'UNE VIE (SUITE)!

Les connaissances que j’avais parmi les personnes soit disant spirituelles, qui m’avaient auparavant un peu déçues, me demandèrent si je vivais encore des choses étranges.

J’avais bien compris leurs intérêts dans ce questionnement, je remarquais ainsi la pauvreté de leur savoir sur le sujet, de ce fait, je ne disais plus grand-chose, je ne racontais pratiquement plus rien, si ce n’est qu’un simple dialogue basique.

J’avais seulement gardé une relation d’échanges constructive avec la grand-mère que je considérais désormais comme ma mère spirituelle.

Avec le temps, je constatais que certains faits se passaient naturellement dans chaque jour de ma vie.

Je venais de comprendre, que tout ce qu’il y avait autour de nous avait toujours existé et que ce n’était pas cette atmosphère qui venait de changer, mais bien moi qui avais permuté.

J’avais compris que pour voir au-delà de nos pensées, de notre œil humain, c’était en moi, au plus profond de moi que je devais regarder, tout ce qui était loin et qu’on ne pouvait distinguer avec notre simple vision, c’était en pénétrant en nous que le voyage pouvait devenir infini.

Je remarquais donc des choses différentes, des petits points de lumière qui passaient de temps en temps dans les heures de la journée, quoi que je pu faire, j’arrivais à en capter de ça et là.

Je percevais aussi des voix, qui venaient dans mon esprit, c’était assez bref, mais j’arrivais maintenant à faire le distinguo entre mes propres pensées et ce qui ne venait pas de moi.

Les choses s’amplifiaient de jour en jour et j’allais encore faire une expérience extraordinaire, partir dans l’astral, oui, mais différemment.

La relaxation était devenue une activité normale dans les fonctions de mes journées et j’allais faire cette détente comme à l’accoutumé.

Même principe, même méthode puisque tout marchait parfaitement bien.

Mais cette journée-là, et pour la première fois, j’avais du mal à me concentrer, je forçais, jusqu’à même recommencer, au bout de quelques minutes, l’exercice depuis le début.

Je ne comprenais pas, tout allait bien, pas de pensées, ni de problèmes particuliers dans ma vie de tous les jours, je changeais même de musique, au cas où celle-ci serait devenue trop commune.

Mais rien ne changeais, alors je me suis mis à rien faire, à ne plus penser, simplement à être là allongé, telle une grossière sieste.

Au fil des minutes, je me laissais emporter par le vide qui venait de s’installer, il ni avait rien, aucunes images, aucunes pensées, le désert le plus total.

Je restais ainsi, je ne pus dire combien de temps s’était écoulé car je n’avais plus aucunes notions de durée.

Je commençais alors à sentir un léger tournoiement, comme une sensation de partir dans un évanouissement, puis, tout s’est mis à pirouetter, je ne savais plus où je me trouvais, je venais de perdre le sens d’orientation, de perdre les équilibres, comme si j’étais aspiré dans un tourbillon et que mon corps se désemplissait, se dépouillait.

Je ne savais pas ce que cela était, c’était une nouvelle expérience, donc aucunes notions afin de pouvoir gérer le phénomène.

A ce point-là, j’avais perdu toutes les sensations naturelles, mais ce n’était qu’un début.

Venait maintenant des énergies, elles étaient fortes et arrivaient de tous les côtés, mon corps commençait à se déchirer, comme si je sentais se décoller quelque chose dans mon intérieur, c’était très étrange.

Je comprenais que j’étais au bord de quelque chose de nouveau, et en même temps je savais aussi que je pouvais arrêter le processus, il m’aurait suffi de dire non, d’avoir une pensée à autre chose, et tout ce serait éclipsé.

Mon instinct lui, me disait de ne rien commuter, qu’il était nécessaire que je vive cela, que ce n’était pas maintenant qu’il fallait faire demi-tour.

Alors, je ne fis rien, je me laissais emporter par ce système, mon corps finissait de se fractionner, je voyais que mes pieds se soulevaient, c’était mes pieds,mais pas les vrais, mes deuxièmes jambes.

Soudainement je comprenais, c’était mon corps éthéré qui sortait de mon corps physique, j’étais en train de faire une sortie astral du corps.

Contrairement aux N.D.E. qui se font d’une manière inconsciente, je le faisais consciemment, en vivant la sortie de corps dans son concept le plus complet.

Les jambes s’étaient élevées, le bassin suivait, puis le torse et enfin la tête, il y eu un bruit comme un fragment de verre qui se brisait.

Tout était redevenu très calme, un silence agréable, une légèreté considérable, la relaxation m’apportait un dédoublement de conscience, et là je vivais était un dédoublement de corps.

Avant je me sentais aérien, je me sentais désormais cristallin, pur, frais, affiné et en même temps hyper innocent.

Cette flottaison ne m’avait pas fait réaliser que mon corps physique était bien là, allongé juste sous moi, et sans que mon regard aille dans cette direction, j’en ai pris acte.

J’étais maintenant vraiment dans l’astral, je faisais partie des êtres désincarnés, j’avais les mêmes facultés, mais sans en avoir conscience.

Comme à mon habitude je cherchais autour de moi une, ou des lumières.

Mais rien, aucune lumière, aucun points lumineux.

Qu’allait-il donc bien se passer maintenant !

Il ni avait donc rien, un colossal silence plénier, ne pas voir de lumière m’intriguais, j’aurais bien voulu savoir où je me trouvais !

Je sentais pourtant une présence, mais je ne la voyais pas, j’avais beau tourner mon regard dans tous les sens, néant.

Quand dans mon cerveau, atterrissait une voix.

« Me cherches tu mon ami, si c’est le cas examines bien, car je suis juste devant toi, ne cherches plus une lumière, cherche moi. »

La voix avait déconcentré mes pensées qui cherchaient la lumière, et en concentrant ma vision précisément à l’endroit où la voix m’avait orientée, je devinais maintenant un brouillard épais en face de moi.

Comme ces brumes d’hiver, empâtées d’une grisaille opulente.

Cette épaisseur commençait à se dissiper, et doucement une silhouette apparaissait, un être faisait sa présentation.

Il était assez menu, fluet même, un visage commun et rien de particulier dans ses mains ou ses habits, un être éthéré dans toute sa simplicité.

Son énergie était attrayante, mais différemment que les fois d’avant, je n’avais plus les mêmes sensations, tout était distinct.

L’être comprenait mes interrogations et m’interpella.

« Tu te demandes pourquoi tes perceptions ne sont plus identiques, je vais essayer de t’expliquer ce qui est dissemblable.

Essais de te rappeler dans tes souvenirs, quand tu es au bord d’une rivière tu entends l’eau ruisseler, puis tu t’approches encore plus près et tu peux sentir sa fraîcheur, tu la vois, tu la ressens, elle existe.

Ceci est ta faculté de partir dans l’astral, en te promenant avec ta conscience modifiée.

Maintenant rentre dans l’eau, couches toi dans sa vibration, non seulement tu ressens les sensations que je viens de t’énumérer, mais de plus, tu fais partie intégrante d’elle.

Ceci est la faculté que tu viens de découvrir maintenant.

Comprends-tu ce que je t’explique ! »

Je lui répliquais que oui, mais bien plus ourdi, je lui demandais qui il était.

Il me répondit avec un large sourire, « je suis comme toi, un être qui voyage dans l’astral, et sincèrement quelle importance que nous portions un nom, l’enseignement est une liberté qui voyage sans cesse et qui s’arrête au grès des pèlerins de l’univers, hier tu étais un nom, aujourd’hui un autre et demain encore un supplémentaire, alors, ou bien je te donne tous mes noms, ou je t’en donne aucun, car je suis les deux ! »

J’aimais cette pureté de langage, cet être était d’une pureté, ses mots se suivaient sans jamais ne faire d’onde, toujours un même ton souple, sans changement d’écart, c’était un plaisir de l’écouter, et tant que j’étais là, j’allais profiter de ses informations.

« Dis-moi, que penses-tu de la réincarnation et comment l’expliques-tu ! »

« La succession de vie est comme un acteur de cinéma, vous qui regardez ce que vous appelez la télévision peut-être un bon exemple !

Prends un acteur qui joue un homme du moyen âge, il est habillé comme à cette époque, il porte un nom, il va dans son aventure vivre un nombre d’actes, il ira jusqu’au bout du film, et admettons qu’il meurt à la fin, sa vie présente se termine là, à cette instant.

Puis quelques mois plus tard, tu rallumes la télévision, puis là tu reconnais ton personnage du film antérieur, mais il est dans une autre vie, il est dans un bateau pirate, il a non seulement changé d’époque, d’habit, de nom et de parcours de vie !

Vois-tu les incarnations se déroulent ainsi, une chose se fini, mais dans le temps elle ne s’arrête jamais, seul différence avec l’exemple du film, les corps eux changent aussi, le physique mute selon les besoins de la venue dans un monde distinct, seul les yeux et le regard reste le même. »

La limpidité de ses récits me captivait, je me concentrais comme un élève le jour d’un examen important.

Et j’allais poser encore des questions, tant l’être me paraissait disponible.

Le temps était comme stoppé, égal à une musique mise sur le bouton pause, étrangement plus un élément ne bougeait, tout c’était immobilisé et l’atmosphère n’avait plus aucune densité.

J’avais tellement de demandes que j’en perdais les ficelles, les unes croisaient dans les autres dépossédaient ma composition.

L’être avait certainement harponnait mes raisonnements, et d’une voix naturelle, il réactivait la conversation.

« J’entends la conférence qui s’égaye en toi, et je peux intervenir pour installer de l’ordre.

Ne penses à aucunes futilités, laisse parvenir l’absence dans ton esprit, et maintient toi à ce qui échoit de l’extérieur.

L’intelligence du cerveau humain se chamaille tout seul, car il est en désordre, il faut transférer ses désunions en une association.

Ne penses plus à rien et donnes ce qui arrive en te surprenant. »

A peine avait-il fini sa phrase que dieu m’était entré dans la tête.

Il développa sereinement.

« L’humain est vraiment ancré depuis des siècles vers ces objets de culte, nous ne savons plus très bien comment vous formuler une réponse qui serait soigneuse afin que vous concevez cet attribut. »

Il prenait comme un temps de réflexion, pensait facétieusement, puis débuta sa plaidoirie.

« Si vous aviez un dieu, nous en aurions aussi les conséquences, et mieux que vous, nous serions à même d’en avoir une meilleure identité, mais je te le dis, je n’ai jamais entendu parler de ce dieu que les humains évangélisent, bien entendu je ne sais pas tout dans cet immense univers, mais comment , en vous incarnant sur la planète terre, avec vos pensées si négatives, auriez-vous pu avoir une connaissance que nous n’avons jamais entendu, même une seule rumeur !

D’où je suis, personne ne gouverne les autres, ici il ne se fait que des rencontres, des échanges, ne crois-tu pas que je pourrais te dire que je suis moi-même dieu, et qu’en jouant de mes vibrations ainsi que de mes énergies je pourrais t’envahir des plus grands miracles que tu n’as nullement même pas pensé !

Les spéculations n’ont aucuns intérêts si ce n’est que de perdre l’autre dans la désorganisation.

Pour autant, crois-tu que s’il y avait un dieu avec les facultés que vous lui attribuez, crois-tu que votre monde serait ce qu’il est, certain humain ont triché avec leurs semblables, à eux de se libérer de leur propre emprise.

Je ne désire pas progresser d’avantage sur ce sujet, pour nous il n’est pas d’une importance capitale, pour la simple raison que quand vous quittez le plan de la terre, chacun de vous recevez une réponse à cette question, alors patience à tous, le résultat arrive un jour ! »

Il parlait de cela avec une telle désinvolture, que je devinais cette interrogation mise au rang le plus bas, j’allais adjoindre un supplément sur la question, quand une autre pensée me percuta l’esprit.

« Qu’est-ce qui fait que très peu de personnes ne voyage pas comme je le fais maintenant, cela enlèverait bien des discordes, bien des jalousies, et biens des amertumes à mon gout ! »

Il souriait brièvement.

« Je comprends bien l’idée de ta question mon ami, ce serait bien évidement la facilité d’égaliser les négativités de votre monde, malheureusement l’univers ne fonctionne pas ainsi et il a de bonne raison pour cela !

Connais-tu le secret des escaliers ! »

Non, lui répondis-je, absolument pas !

« Alors suis-moi, je vais te le faire découvrir. »

Sans avoir de parcours à faire nous étions devant un drôle d’endroit.

C’était vaporeux, nuageux, avec des couleurs vertes turquoises, je pouvais entendre dans ma tête, en télépathie, des voix murmurantes qui cherchaient, qui calculaient, qui réfléchissaient.

Comme dans une étude de scientifiques, qui essaient de comprendre les choses les plus délicates.

« Serait-ce une école ! », lui dis-je.

« Non mon bon ami, ici c’est la compréhension de l’évolution des âmes. »

Il y avait effectivement un gigantesque escalier, avec des marches en forme de grande terrasse, la hauteur entre une marche et une autre était colossale !

« Vois-tu, de la marche inférieure tu ne peux distinguer celles qui sont plus hautes, mais d’une marche plus haute, tu peux comprendre celles qui se trouvent plus bas.

Chaque marche correspond à un degré d’évolution et de compréhension, non pas sur un seul sujet, mais sur tous les sujets.

Pour grimper une marche tu dois avoir toutes les facultés de celle qui est juste en dessous, pas à 99%, mais à 100% de sa totalité.

Pour arriver à cette nouvelle connaissance tu dois t’aider de toutes celles qui sont en dessous, tu voyages dans les marches inférieures pour contribuer à celle que tu apprends.

C’est comme si tu étais dans une gigantesque bibliothèque de la vie, tout est à ta portée, mais c’est à toi d’aller chercher ta compréhension, un enseignement en toute liberté.

Ainsi, dans chaque paliers, ceux qui viennent de palier supérieur, deviennent aussi des instructeurs momentanés et si on leurs pose une question, ils ont le devoir de répondre avec une énigme imagée, comme pour donner un indice au demandeur.

Et ainsi de suite, tout n’est que dialogues, échanges, recherches, découvertes et avancement.

Maintenant comprends bien que si tous avaient la même évolution, ce mouvement essentiel à la construction de l’univers et de la vie cesserait d’un seul coup, les alimentations se font de haut en bas, et de bas en haut, si tu coupes un seul de cet escalier, tu coupes toute la chaîne de l’existence.

Comprends-tu pourquoi, tous ne peuvent pas être dans un même schéma d’évolution.

Imagines que tu mettes un seul corps dans toutes les âmes d’un même palier, ceux d’en haut ne donneraient plus d’indices, et ceux d’en bas ne monteraient jamais, alors se serait la stagnation, puis l’essoufflement, et tout finirait dans une perte totale du néant.

Cet escalier est important, car il donne la vision à toutes les évolutions, et tous savent que les uns sans les autres, plus personne n’est rien, cette fonction donne l’équilibre à l’ensemble et occulte toutes notions de dominations.

Les âmes incarnées peuvent venir faire des incursions dans cet endroit, elles seront toujours bien accueillies, ton rôle est de faire prendre conscience à tes semblables que ces endroits existent, après libres à eux de s’en servir ou pas. »

Encore une fois j’étais saisi par cet enseignement si complexe et à la fois si simple, mais j’avais une autre question tant que nous étions là.

« A quel moment sait-on que nous pouvons passer à l’étage supérieur ! »

« Quand tu commences à ne plus chercher dans cet endroit, que tu es rassasié du lieu, c’est que ton évolution est prête à aller plus loin, mais tu dois te servir d’un sas de passage.

Tu remarqueras que quand tu découvres une chose nouvelle, tu es emballé au plus haut point, cette nouveauté prend tout ton esprit, elle devient la plus grande place importante du moment, puis tu vas la distiller dans ton entourage, tu vas l’expliquer dans toutes ses formes, avec le temps tu mètrises parfaitement le sujet, et tu en parles avec exactitude.

Mais au bout de quelques temps, tu t’essouffles de n’être que dans cette pensée, tu commences à avoir d’autres envies, et encore plus dans le temps tu te désintéresse pratiquement de cela.

C’est à ce moment-là, que tu es prêt pour aller sur un autre palier, quand tu as vidé le contenu de ce que tu as appris, c’est l’heure d’aller plus loin, c’est cela l’évolution.

Ce qui peut aussi te faire comprendre pourquoi certain humains ont du mal à évoluer, quand ils n’arrivent pas à dépasser leurs sujets, ils restent dedans, s’enlisent et restent accrochés à ce stade.

Ils ont alors deux possibilités, soit ils ont le déclic sur ce qui les fait stagner sur ce pallier, grâce à de l’aide extérieure et passent enfin à la suite de leur évolution, soit ils resteront ainsi dans cette vie, et entreprendront la suite après leur mort.

C’est pour cela que la vie, en tant qu’incarnation est très importante, elle est faite pour bien autre chose que ce que les civilisations ont construit et ce à quoi les sociétés actuelles s’attachent.

N’ait plus de craintes, rien n’est bien dramatique, tout à un moment ou un autre se rétabli dans le temps, seules les occasions sont biens dommages de ne pas les vivres dans leurs totalités, pour pouvoir aller dans des univers différents.

Car seule l’évolution transporte les âmes dans les endroits, et tous ne vont pas aux mêmes lieux, tous évoluent, mais tous n’auront pas la chance de pouvoir toucher certaines identités.

Comme pour tout le reste, chacun prend sur lui son destin, le choix est large, à eux de l’élargir ou de le rétrécir ! »

Comme il faisait bon dans cette ambiance, quel apaisement de pouvoir être là, de charger son esprit de si belles énergies, si l’humain prenait enfin conscience que la vie peut être d’une infinie légèreté, que les entraves de la vie ne sont dues qu’à leurs stupides pensées, qui ne fait que reculer leur propre avancement.

Bref, après tout, j’étais heureux de mes expériences, et au diable, les pensées des humains, que chacun se débrouillent avec son chemin.

Cette fois, je sentais que j’allais revenir dans mon corps, c’était bien joli, mais l’être me faisait comprendre que ma vie actuellement était plutôt en bas qu’en haut.

Quand je revenu dans mon corps, je me rendis compte que c’était vraiment petit là-dedans, je comprenais mieux tout ce qui nous limitaient, tant de capacités universelles mises dans ce minuscule véhicule, il fallait vraiment tout concentrer pour réintégrer ce si petit corps !

Je venais de faire une sortie de corps, mais je m’habituais tellement à ce monde qu’il allait finir par devenir mon monde, je ne partageais plus rien, je m’étais tus, et j’en était très heureux, plus de jugements, plus d’explications, plus la peine de forcer à la justification de telle ou telle chose, je me complaisais dans ceci et puisque l’humain était incapable de faire des efforts de partage, je n’allais pas me couper de cette connaissance sous prétexte de simples idées des uns et des autres !

Je recommençais mes relaxations quotidiennes, mais je les doublais maintenant, il y avait tant de choses à découvrir, et là au moins je n’avais pas de parasites de la vie, ces êtres qui n’ont jamais rien vécues ou si peu et qui inventent à tout va.

J’entendais de temps en temps des dialogues plus sournois les uns que les autres, j’esquissais un simple sourire intérieur, et je n’entrais plus dans des conversations qui ne mènent nulles parts.

Sans me rendre compte, mes petits voyages m’apprenaient une certaine sagesse d’esprit.

Je faisais donc une nouvelle relaxation, je ne m’attendais plus à rien ou plutôt à tout !

Je savais maintenant que je pouvais atterrir n’importe où et je m’amusais de cela.

Une fois bien détendu, je visualisais mes centres énergétiques, me divertissais à les faire tournoyer, et j’entrais de nouveau dans le plan de l’astral.

J’étais revenu sur la plate-forme du gardien de mes portes.

Un rapide salut, l’être avait encore changé mais je ressentais maintenant son énergie si particulière, je n’avais désormais plus besoin de déchiffrer son aspect, ce qui me laissait plus de place pour d’autres facultés.

« Je vois que tu apprends très vite ! » me lance-t-il !

« Je ne sais pas si j’apprends vite, mais quoique qu’il en soit, je suis vraiment captivé par cette nouvelle vie, cette nouvelle connaissance. »

« Oui je vois que tu commences à t’amuser de tout, loin de moi l’idée de t’empêcher la joie et l’humour, mais il faut aussi que tu comprennes que tu viens juste de mettre la pointe d’un de tes pieds sur une minuscule marche.

Et, ce qui va suivre est très important pour toi, tu dois maintenant apprivoiser tous ces sens naturels, c’est bien agréable de partir dans les étoiles avec cette facilité et cette innocence, mais saches que c’est parce que tu as eu le désir de vouloir aller au-delà, et nous t’avons aidés à faire le saut entre les deux plans.

Maintenant c’est à toi de t’équilibrer, tu dois gérer toutes ces énergies, tu dois avoir la maitrise totale, pour pouvoir voyager et t’enseigner, c’est de cela que tu vas être l’apprenti dorénavant.

Les facultés que tu dois accueillir dans ton être ne font que commençais, et le chemin va être long, intéressant certes, mais tu vas avoir des moments plus intenses, et crois-moi certaines fois tu pesteras contre nous et même contre toi.

Mais tu en as les capacités, donc aujourd’hui ce n’est pas toi qui vas choisir ta porte, mais ce sera moi.

Je vais te montrer cinq portes, toutes différentes, et parmi celles-ci, tu feras un choix de quatre entrées.

Es-tu prêt mon garçon ! »

Impatient, je répondais rapidement.

« Bien évidemment que je suis prêt, où sont les portes, gardien ! »

Et là, il avait déjà disparu !

Quand devant moi s’ouvrit une immense porte, gigantesque !

Derrière cette immense ouverture qui venait de s’ouvrir, se présentait cinq autres portes.

La première était noire, très sombre et antipathique, sans motif ni armature joyeuse, d’une fadeur repoussante !

La seconde était bien plus accueillante, dans les tons rose pâle, un peu brouillardée, mais c’était sa poignée qui attirait le plus mon attention, elle était d’un jaune d’or très brillante, j’aurais presque eu l’envie de me jeter sur elle, quand une autre se présenta.

C’était la troisième, elle était faite de vieux bois palis, d’énormes branches se dessinaient sur toute sa surface, elle représentait comme un ancien grimoire aux pages remplies de connaissance.

Quant à la quatrième, elle était si étroite qu’on aurait dit un bâton, je devinais quand même un fer à cheval planté au beau milieu de son centre.

La cinquième et dernière porte était, elle, bien plus grande, trop peut-être, son immense structure me donnait du mal à voir l’ensemble de ses illustrations, je voyais surtout un large hublot de verre, où une lumière se laissait découvrir.

Je venais de finir mon observation, quand le gardien refit surface.

« Alors mon garçon, as-tu fais ton choix des quatre portes ! »

« Oui je pense ! »

Je pris les quatre dernières, et laissai la première dans sa noirceur et son antipathie !

« Ton choix n’a aucune importance, je voulais juste voir ton analyse devant ses portes.

Car ta porte était la grande qui s’est ouverte avant même que tu ne vois les autres, j’ai amené ta concentration sur les cinq entrées, et de ce fait tu as oublié de la décrire.

Tu l’as juste aperçu, franchi sans même y porter une attention particulière, et pourtant, c’était à elle que tu devais accorder le plus d’importance.

Tout ceci pour te dire que ce n’est pas toujours là où on croit, que sont nos besoins.

Maintenant viens avec moi, nous allons faire un bout de chemin.

Devant nous, il y avait un sentier assez éclairé, et sur celui-ci commencer nos pas.

J’avais une question qui venait d’accéder à mon esprit.

« Dis-moi gardien, pourquoi les humain ont du mal à croire à ce que je vis en ce moment avec toi, pourquoi l’être à ses facultés et pour quelles raisons notre population reste hostile envers cette forme de vie ! »

« Crois bien que nous sommes les premiers à déplorer cette funeste analyse, les humains se complaisent dans leurs modes de vie, ils râlent sans cesse, ne sont jamais content de ce qu’ils ont, mais si on désire leur enlever la moindre petite chose, ils s’y accrochent avec résistance.

La compréhension de l’existence n’est pas la priorité des êtres terriens, ils ont peurs de la mort, et ceci est l’élément essentiel qui retarde leur évolution, ils cherchent sans cesse de prolonger leur vie avec des médicaments, au détriment de leur nourriture et de leur façon de vivre, au lieu de chercher à aller dans la vie sainement.

Ils croient que tout se règle avec le temps, avec la médecine, avec les avancées technologiques, mais ne trouvent plus d’intérêts à leur propre connaissance, ce qui réduit énormément les bienfaits de ce qu’ils vivent.

Tout, chez eux n’est que superficiel, et personne ne veux faire la transition de leurs pensées profondes, la peur aussi de découvrir que depuis des années et des années, ils découvriraient qu’ils n’ont vécu qu’un simple mensonge !

Pourtant quand ils se désincarnent et retournent à leur notion naturelle, crois-moi qu’ils en regrettent bien leur méthode de comportement, et seraient même prêts à retourner aussitôt défaire tout cette incompréhension.

D’ailleurs, beaucoup essaient d’entrer en contact avec leurs proches pour les aidés à prendre le chemin qu’ils n’ont pas sus prendre eux-mêmes.

Je poursuivais dans mes questionnements.

« Dis-moi gardien, j’entends le mot enseignement, connaissance, mais à quoi peut-on rattacher avec importance ces fonctions ! »

Comme à son habitude, il prenait un moment de réflexion avant de me répondre.

« Vois-tu mon garçon, j’examine une forme, pour t’apporter les meilleures images qui t’aideront à la compréhension.

Imagines-toi un rond-point, un sens giratoire, et envisages que celui-ci est nouveau, que les êtres viennent justes de percevoir cet élément.

Considères qu’il y a quatre routes différentes qui débouchent sur cet axe, tous les véhicules arrivent en même temps et tous s’engagent dans le rond-point et ainsi de suite, au bout de quelques minutes, personnes n’aura laissé passer l’autre, et bien vite les voies se retrouveraient embouteillées, et ce sens giratoire deviendrait rapidement une stabilité.

Un conducteur, qui lui a compris comment pourrait fonctionner cette chose nouvelle, explique, fait voir et d’un coup tout se débloque, il leur apprend que celui de droite déjà engagé a la priorité, et ainsi de suite.

Tous se mettent à fonctionner comme indiqué, certains comprennent rapidement, d’autre saisissent moins vites. »

« Qu’elle est la définition de ce schéma ! »

« La nouveauté est une connaissance, très peu la comprennent et restent bloqués à ce niveau, puis un être arrive, il a la connaissance et fait avancer le chemin de tous.

La connaissance est la partie qui fait évoluer toutes choses, la connaissance est constamment active, dès que tu la comprends, elle donne le mouvement, comme sur ton rond-point.

Elle libère et fait avancer le chemin sur lequel tu circules.

Puis, avec le temps, elle devient naturelle, tu garde en toi, elle te permet ainsi d’aller vers autre chose.

Comme ton sens giratoire, tant que tu n’as pas compris, tu restes piégé à ce niveau de conscience. »

Je repris, et l’interpelas dans son analyse.

« Mais dis-moi gardien, la connaissance serait-elle figée dans ses lois, puisque tu me dis que l’être qui possède la connaissance est celui qui explique, alors celui de droite serait celui qui aurait toujours la priorité ! »

Il souriait gentiment.

« Mon garçon, la connaissance amène une logique d’existence, elle explique un fondement pour le bien de l’évolution, elle donne une directive qui fonctionne, tout ceci est la connaissance !

Maintenant, personne ne t’oblige de laisser prioritaire celui qui vient de droite, tu peux aussi faire le contraire, laisser prioritaire celui de gauche, et même rouler de l’autre côté de la route si cela te chante, du moment que tous le font et que la connaissance demeure active !

Tu as du entendre parler du libre choix !

Eh bien, choisir d’orienter ton sens giratoire à gauche ou bien à droite, c’est cela le libre choix, tu apprends la connaissance qui est indispensable à ton évolution, et de ce point tu adaptes ton libre choix.

Comprends-tu ce que je désire t’enseigner ! »

« Oui, avec cette image, je comprends parfaitement comment nous pouvons définir la connaissance. »

Durant tout son dialogue, des images défilaient devant moi, à chaque fois qu’il m’expliquait certaines choses, un film accompagnait sa narration.

J’aimais bien cette façon d’apprendre les enseignements, les énergies étaient douces, et le gardien prenait toujours son temps, afin que je saisisse parfaitement le sens de ses explications.

La communication s’étalait de plus en plus, elle m’était agréable et j’étais à une période de mon existence où les êtres humains me semblaient fades, vides, inintéressants, sans aucune valeur dédiée à la vie, j’allais dès lors les occulter et les laisser jouer avec leur pouvoir, l’argent et leurs discours aux ras des pâquerettes.

Je ne leur en voulais même pas, je les ignorais comme s’ils n’existaient pas, et quand il m’arrivait de croiser une de mes connaissance, je me taisais sur le sujet de l’astral.

Un simple, non je n’ai plus rien, arrêté, fini, suffisait pour m’extraire du sujet.

Il se dessinait de larges sourires sur ces personnes, de contentement surement, mais franchement je n’y accordé plus aucune importance.

Il n’y avait dans mon être plus que moi et eux, mes amis de l’astral.

Seule cette source, que je trouvais intéressante et qui avait un sens à cette vie m’était importante.

Je ne faisais plus d’effort pour les rejoindre, tant je faisais partie entière avec eux.

Mes pensées et mon corps avaient fusionné d’une telle énergie que je restais constamment dans ce plan de vibration.

Au boulot, à la maison, quoi que je fasse, j’étais en apesanteur et relié sans cesse avec l’au-delà, cette douceur était tellement agréable que je ne désirais pas remettre un seul pied sur le sol de la terre et surtout ses habitants stupides.

Dans ces mêmes moments j’avais rencontré un être de lumière qui m’avait expliqué que c’était bien d’aller chercher l’enseignement, cependant, il ne fallait pas non plus que je me détache de la terre, lieu de mon incarnation.

Il m’expliquait aussi que c’était une phase de mon apprentissage, le fait d’être relié dans un même temps avec l’astral et mon corps terrestre.

Que ceci allait être mes facultés avenir, car pour être dans les dimensions, il ne fallait pas simplement être dans un endroit ou un autre, mais devenir tous les endroits dans un même instant.

La suite allait être l’étude des fonctionnements conscients de ce que l’être pouvait diffuser et capter.

Un nouvel enseignement aller venir à moi, et cette phase allait être une grande révélation pour moi !

Rédigé par lavatar

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