PRINCE D'UNE VIE (SUITE)!

Publié le 23 Juin 2016

PRINCE D'UNE VIE (SUITE)!

Le rendez-vous, concernant cette régression, avait été pris à l’avance.

Entre temps, elle m’expliqua le cheminement de l’exercice, elle faisait cela par la sophrologie.

Je m’installais donc, dans le petit lit de camps, la fameuse couverture polaire sur les échines.

Elle m’informait, qu’il était fort possible, qu’en allant dans une modification de vibration,quelquefois une sensation de froid pouvait apparaitre.

Une musique douce était mise en place, pas trop forte pour ne pas altérer le déroulement, elle était assise prêt du lit, sur une chaise, mis sa main à une vingtaine de centimètres au-dessus de mon ventre, et je fermais les yeux.

Un instant se passa sans rien, quelques minutes surement, puis vint le son de sa voix.

Elle va me guida dans cet exercice.

« Visualise une lumière, blanche ou jaune comme le soleil, ou la lune, et essayes de la poser à quelques centimètres au-dessus de tes pieds, dans un même temps entres dans ton corps par la pensée.

Visualises bien et doucement tous tes muscles, tes nerfs, tes vaisseaux, tes os, et fais passer la lumière subtilement en accompagnant ta pensée dans la relaxation de tous ces éléments. »

Et ainsi, pendant un certain temps, je remontais la structure de tout mon corps, puis arrivé au niveau de la tête, elle me dit de laisser la boule de lumière, là, juste au-dessus de mon crane.

A cet instant, il ne s’était pas passé grand-chose, mais j’étais dans un état de décontraction excellent, jusqu'à confondre la musique qui me paraissait ne plus être extérieure, mais bien mélangée à l’attribut de mon corps.

Un petit espace muet, laissa cette sensation en place.

Puis de nouveau sa voix vint reconduire le cheminement.

« Imagines toi un chemin, un sentier, une route, une ruelle, comme il te plaira, et quand tu distingueras celui-ci, dis le moi ».

Sa y était, au bout d’un moment je vis un chemin, il était de sable terreux clair, il longeait les orées d’une forêt de chênes blancs majestueux.

Elle me demanda d’avancer sur ce sentier et de raconter ce qui s’y passait, ce que je percevais du décor et du paysage.

Alors que j’avançais tranquillement, ce qui me surpris de suite était la clarté des images que je devinais, c’était encore mieux qu’un rêve, plus net, plus précis et j’étais parfaitement conscient de tout ce qui se passait.

Je flânais donc sur cette piste, maintenant je discernais des clôtures, et je m’enfonçais plus profondément dans une forêt, toujours dans cet élan, elle me poussa à parler de ce que je vivais, de façon à ce que je ne reste pas dans mon songe, tout seul.

Je marchais, je marchais, et le chemin me paraissait infinissable, au gré de ma ballade je distinguais de temps en temps de petites maisons campées en plein pâturages, comme ces vieilles cabanes en pierres de restanques, construites voilà bien des lustres.

Puis, je saisis un parc au bout de cette allée, il s’y trouvait un banc, pas comme celui que nous pouvions trouver dans nos jardins publics, non, un banc fait de bois biscornus comme de vieux ceps de vignes tortueux, et qui aurait été lissés et enchevêtrés les uns dans les autres.

« Que représente ce banc pour toi » me lança-t-elle !

Je prenais réflexion.

« Rien, franchement rien, il ne me dit pas grand-chose »

« Alors assis toi dessus et regardes autour de toi. »

J’exécutais cette recommandation, m’asseyais sur cette étrange fagotage, et laissa mes yeux scruter les environnements.

« Il y a de la verdure, beaucoup d’arbres, de buissons, et quelques fleurs parsemées çà et là, puis soudain, j’entrevois une porte plus loin, elle est apposée à un énorme rocher. »

Alors me dit-elle. « Tu dois te lever et aller vers cette porte, peux- tu me la décrire une fois devant. »

Je stationnais maintenant devant la porte.

« Elle est en bois, un bois épais, renforcée de planches mises en travers, et quelques gros boulons noirs dessinent sa façade.

La poignée est assez grosse, normale et de la même matière que la porte.»

« Tu dois ouvrir, et entrer » me dit-elle.

Je mis la main sur la poignée et ouvris la porte.

Juste devant moi un grand noir.

Je me trouvais donc devant ce noir derrière la porte.

Mais elle revint de sa voix et me dit, « maintenant tu vas visualiser devant toi des marches et une rampe, les vois-tu ! »

« Sa y est je les vois, le noir se libère et laisse dévoiler l’escalier, il est régulier avec des marches très larges et égales. »

« Tu vas t’imaginer me prendre la main et nous allons descendre les étapes de tes vies.

Une, deux, trois quatre, cinq, six et sept, maintenant tu dois visualiser un palier, le vois-tu !»

« Oui, je le vois, c’est comme un sas, mais juste devant il y a encore une porte, cette fois elle est dorée, un jaune étincelant avec des petites rayures fines colorées d’un jaune plus sombre. »

Je venais bien de comprendre qu’il fallait que j’ouvre de nouveau, et sans qu’elle me le dise, j’effectuais la tâche.

A peine franchi, je venais de basculer dans autre chose, je ressentais un sentiment étrange dans mon corps, comme un léger tourbillon qui m’aurait emporté je ne sais où.

Je me trouvais devant une église, mais la sensation n’était pas physique, plutôt, comme si j’étais un simple spectateur et pouvais sentir les émotions, les odeurs, les sentiments de ce qui se vivait sous mes yeux.

Devant cette bâtisse une foule de personnages, habillés de toges brunâtres et criant à perte de vue, les cris étaient assez bruyants et l’atmosphère paraissait pesante, lourde, chargée négativement.

Les portes du bâtiment s’ouvrèrent subitement, des gens portaient un brancard fait de bois grossiers, dessus était allongé un homme, ficelé de cordages résistants, la foule hurlait « à mort, à mort ».

Je ne me sentais pas très bien, à cet endroit, et je ne sais si c’était le fait d’y penser, que soudain j’atterrissais à un autre lieu.

Cette fois je n’étais plus dans les terres, je dirais plutôt dans les airs, j’étais maintenant dans le ciel, je flottais dans la voie lactée, avec comme vision quelques étoiles parsemées dans l’immensité, je restais là, suspendu pendant un bon bout de temps.

« Que vois-tu, où es-tu !!!! » me disait la grand-mère.

« Je suis dans le ciel, je pense, mais il ne se passe rien, j’ondule là.

Ah si, je vois une petite lumière brillante qui vient vers moi, elle s’arrête à quelques mètres de moi, et reste là, immobile. »

« Essais d’aller vers elle » rétorqua mon accompagnatrice, « avances et essais de savoir ce que c’est. »

Encore une fois j’essayais d’effectuer les recommandations.

Je m’approchais doucement de la petite bille de lumière, je regardais, et brusquement, elle sorti de petit bras de ses côtés, comme c’était étrange, ça en était presque drôle cette image.

« Essais de lui parler, pour savoir qui est-ce ! »

Timidement dans ma tête je posais cette question :

« Qui es-tu petite bille brillante »

Et là, stupeur, une réponse vint instantanément en retour,

« Je suis ton guide mon ami » se faisait résonnance dans mon esprit.

Je restais intrigué de cette relation, si claire, si nette, si rapide, si audible.

La boule me tendit une de ses mains vers moi, et me dis :

« Viens, suis moi. »

Je n’eus même pas le temps d’analyser, que je me voyais déjà naviguer avec lui, la vitesse était extraordinaire, cette légèreté et cette allure vive m’impressionnait.

Au bout de je ne sais plus combien de temps, d’ailleurs dans ces moments-là, le temps et la durée ont totalement disparu, je me retrouvais en Egypte, je reconnu facilement les pyramides, mais ce fut aussi bref que le déplacement, à peine arrivé, déjà reparti.

Mon guide avait la bougeotte apparemment, mais j’étais tellement bien que je laissais les choses se faire.

De nouveau je papillonnais dans les airs, là, je ne distinguais plus mon guide, j’étais de nouveau en flottement stable, j’attendais, patiemment que quelques choses se passa.

J’étais donc là, à surnager au-dessus des cumulus.

Puis d’un coup, une belle lumière bleue surgit sur le côté, elle était vraiment scintillante, éclatante, et elle se mit à virevolter tout autour de moi.

Ce qui fut étrange, c’était que je n’avais pas l’impression de devoir pivoter ma tête pour suivre les mouvements, je saisissais tout, sans le moindre effort, plus de masses lourdes que de la légèreté, rien que de cela je me sentais merveilleusement confortable.

Soudain la belle bleue s’arrêta, elle demeura devant moi sans aucunes activités, et comme précédemment je posais ma question.

« Qui es-tu, lumière bleue !»

Mais cette fois ci, pas de réponse, rien, tout restait suspendu, sclérosé, je n’osais même pas réitérer ma question tellement le silence y était peaufiné.

Puis, la lumière se mit à grandir délicatement, cela s’intensifiait de plus en plus, dans mon corps, mon esprit, mon être je ne savais, des frissons m’envahissaient, une douce chaleur vint aussi, suivie d’un bien être, un amour inconditionnel, quelque chose que je ne connaissais pas encore, c’était fort, puissant, et en même temps, énorme dans mon petit corps, car ce que je vivais en haut, je le vivais maintenant aussi en bas, là allongé sur le lit de camps, si copieusement, que des larmes finirent par couler de mon être, des larmes de bonheur, de joie, de je ne savais quoi.

La lumière n’en finissait plus de s’amplifier, j’aurais voulu rester dans cet état pendant bien des années tant ces émotions étaient abondantes.

Enfin, une femme sortit de la lumière, elle était drapée d’un voile lumineux de couleur blanche, transparent et cousu de liserés bleus profonds.

Je ne savais pas qui était ce personnage sur l’instant, mais d’un coup, l’émotion monta encore, car la, devant moi, je distinguais la vierge marie, je ne savais pas pourquoi mais je savais profondément que c’était elle.

La compréhension de ces instant était bien différente que celle que nous avons, comme si, il ni avait pas besoin de réfléchir et que tout devenait si simple.

Aussi vite arrivé, aussi vite effacé, maintenant j’étais de nouveau avec mon guide aux bras ballants, et nous foncions vers je ne sais quoi d’autre.

A peine vécues les sensations, je me retrouvais dans un tout autre entourage.

C’était l’entrée d’un village, un peu comme ces hameaux du Mexique, terre aride au sable chaud, où le soleil tape fort sur la tête, d’ailleurs je pouvais ressentir cette phénoménale chaleur.

J’avançais vers la bourgade et ne distinguais aucunes âmes qui y vivent, tout était sec, usé par les rayons du soleil.

Je ressentais comme une misère, comme une terrible catastrophe qui serait venue voilà quelques temps antécédents, je cheminais toujours dans les ruelles des bâtisses, mais toujours rien.

Plus loin enfin, je décelais deux personnages accoudés l’un contre l’autre, essayant de mettre un pas devant l’autre, ils étaient recouverts d’un habit sombre, entre noir et gris, leurs visages étaient emmaillotés d’un foulard de même tissu et je n’arrivais même pas à deviner leurs regards.

Qu’avait donc bien pu se passer ici !

La misère et la chaleur brûlantes semblaient être les carcasses de quelques charognards aux aguets.

Arrivé au centre du village, un puits s’érigeait là, seul au beau milieu de rien, il était en pierres foncées, mal jointées, d’une terre poreuse, axé de trois poteaux en cage de football et un vieux seau délabré en guise de récipient.

Je m’apercevais aux abords de ce puits, quand un personnage voilé comme une momie m’interpella.

« De l’eau, peux-tu me donner de l’eau ! »

Je pris le réceptacle, déroula la corde et jetais le tout dans les profondeurs du grand trou.

Je remontais le contenant, regardais l’eau, elle était brunâtre et me paraissait pas très consommable. Je me tournais pour expliquer le cas à la personne, mais plus rien, disparut, l’étranger n’était plus là, envolé comme par magie, sans même que je ne l’ais ressenti.

Ceci étant, une nouvelle fois, je me sentais encore emporté par mon guide, qui me ramenait dans les étoiles !

Revenu dans l’astral, je siégeais en la même place, toujours dans l’attente d’une nouvelle action.

La lumière bleue brillante refit son apparition, mais elle était drapée de la même structure que le personnage aux abords du puits, ficelée comme une momie.

Et comme par magie, l’habit s’effaça et la dame se dévoila.

Mais qu’elle était donc cette relation des images !

L’être avait dû entendre ma pensée, car la réponse fut immédiate.

« Je me suis présentée à toi en personnage pauvre, sans aucune image auréolée, pour voir si tu étais dans la capacité de donner de l’eau à tes semblables, car un jour ce rôle te servira ».

Puis elle me donna une coupelle en bois et s’éclipsa.

Je regardais le bol de bois, m’approchais de lui et dans le fond de celui, résidait un papier de couleur blanche.

Je le dépliais, une inscription y était notée, C.N.E.

(Aujourd’hui encore je n’ai pas déchiffré ces trois lettres avec certitude, j’ai juste trouvé dans certains alphabets, grecs, coptes, et hébreux, deux lettres « C. la vie », « N. l’eau »).

Suite à ceci, mon guide une nouvelle fois me transporta avec la même vitesse.

J’atteri de nouveau en Egypte, au même endroit que tout à l’heure, les pyramides étaient sur le site, tout était un grand chantier, des milliers d’humains étaient aux travaux et sous la chaleur de l’Afrique du nord, les êtres semblaient épuisés.

Je devinais plusieurs ethnies, une peuplade multiraciale, je ressentais bien que beaucoup étaient ici contre leur gré et leurs souffrances plombaient l’ambiance d’une amertume de misère.

Ennormément de cordages attachés à d’énormes pierres et des hordes d’humains sanglés comme des bœufs en joues.

Puis des images défilèrent très vite, à une vitesse phénoménale, je voyais un pharaon, des guerres, des échanges, des constructions, des sites d’un endroit à l’autre, les peuples qui se révoltaient, les autorités contredites, des mouvements d’âpres combats, tout se superposait, s’entremêlait, quand d’un instant je me retrouvais figé à une vingtaine de mètre d’une femme qui venait de tomber au sol.

Maintenant je faisais partie de l’histoire, c’était réellement une de mes vies passées, le ressenti de mon corps allongé sur le lit de camps avait subitement changé, les émotions devenaient plus intenses, comme si je vivais les actes en tant que personnes à part entière et non plus en qualité de spectateur.

La femme venait de tomber au sol, juste devant un attelage de travaux et dans ce même temps les hommes qui tiraient la lourde charge ne s’arrêtaient pas.

Comme une puissante respiration, je voyais d’un coup cette femme en identification qu’elle était ma mère, et de ma place entrevoyait une mort certaine si rien ne se passait.

Mon cœur battant à vive allure, je hurlais tout en courant au-devant de la scène, arrêtant la joute d’humain, et ramassant la femme devenue depuis quelques secondes ma mère.

Puis dans un autre instant de mes pensées, je reconnu aussi que cette femme, cette mère n’était autre que la grand-mère grisonnante qui me faisait la régression.

Tous les deux, ici dans cette pièce, étions aussi les acteurs du scénario que j’étais en train de visionner.

Je sentis une chaleur intense, dans sa main posée au-dessus de mon ventre, ce qui voulait surement dire que l’émotion passée aussi chez elle !

Il était temps maintenant de revenir dans le présent.

De sa voix, elle me guida pour revenir, mais son énumération était si lente, que je fis le chemin tout seul et rapidement, toutes les images que j’avais pu voir se sont rétractées, comme un film qu’on rembobine en accéléré.

Sa y était, j’étais bien là, entièrement là, dans la pièce, allongé sur le lit.

Cette expérience m’avait laissée bien des entrains, rentrant chez moi à une quarantaine de kilomètres, j’étais incapable de me souvenir de la route faite, tant j’étais encore ailleurs que dans le moment présent.

Ce qui m’avait le plus intéressé était cette relation palpable avec des gens d’autre part, et toute mon attention allait de ce point faire les efforts pour retrouver ces éléments.

La route allait être longue, dure, mais d’une richesse incroyable !

On veut toujours aller plus loin, très vite, rapidement, mais aujourd’hui je regrettais de ne pas avoir pris plus de temps pour savourer chaque instant.

C’est bien joli de vivre des moments si intenses, mais j’en faisais quoi, maintenant…

Rédigé par lavatar

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